3 questions à Jean Philippe, DG du Crédit Agricole Pyrénées-Gascogne

QUELS SONT LES ENJEUX DU NUMÉRIQUE POUR LE CRÉDIT AGRICOLE PYRÉNÉES-GASCOGNE ?
Nous avons un très grand nombre de clients, de tous âges et de toutes conditions. Nous devons leur délivrer nos conseils et nos produits et services en respectant leurs choix tant en mode de relation qu’en intensité. Comme nous sommes une banque coopérative, nous voulons répondre au mieux aux besoins de chacun de nos clients, co-construire avec eux, leur réserver des espaces de dialogue.
S’ajoutent tous les enjeux d’allègement, de simplification, de rapidité dans nos procédures, ce qui passe par la dématérialisation des dossiers, des échanges, des décisions.
Les bons usages du numérique sont donc déterminants pour la qualité de la relation mais aussi pour l’efficacité de l’organisation et la réduction de ses coûts de fonctionnement.
 
COMMENT VOS COLLABORATEURS APPRÉHENDENT-ILS CE NÉCESSAIRE VIRAGE DIGITAL ?
Je pense qu’ils ont tous compris que l’intégration de ces pratiques digitales dans leurs métiers était indispensable. Cette évolution génère chez les uns un grand enthousiasme, chez d’autres de l’appréhension.
Or, nous voulons avancer ensemble, et nous appuyons pour cela sur le plaisir de changer et d’acquérir de nouveaux savoir-faire, mais aussi sur l’entraide et l’entraînement en équipe. Nous multiplions les animations et rencontres d’appropriation, et identifions les salariés les plus agiles qui seront dans leurs équipes des facilitateurs.
 
VOUS AVEZ ÉTÉ LE PREMIER À EXPÉRIMENTER LE TANU : QUELS ONT ÉTÉ LES RÉSULTATS ? POUVEZ-VOUS NOUS FAIRE PARTAGER VOTRE EXPÉRIENCE ?
Peu à peu, tous les salariés mais aussi les administrateurs des Caisses locales « passent » leur TANu. Je peux dire que c’est une expérience perçue par tous comme agréable et positive. Il faut juste bien expliquer que c’est l’agilité qui est au cœur du test, plus que les connaissances, car la peur d’échouer pourrait affecter l’objectif du TANu qui est de donner envie de mieux faire.
Je constate que le TANu suscite beaucoup d’intérêt et de réactions en interne et qu’il amène de façon ludique toute l’organisation à parler numérique et à progresser dans les usages.
Parce qu’il est pratique et diffusé dans toute l’entreprise, le TANu fait bouger la culture bien mieux que ne le font les discours et incantations.